• Les Iles oubliées – Gaston Vuillier - 1893 - Extraits & Citations

    Nous atteignons la Dragonera, îlot rocheux, escarpé, au sommet duquel se dresse un phare. Nous entrons dans la baie de Palma au moment où le soleil se lève, inondant de rayons la capitale de Majorque, ses cathédrales, ses édifices, ses monuments d’aspects arabes, ombragés de palmiers ; et ses maisons blanches étincellent au loin sur un fond de montagnes noyées de vapeurs, tandis que des moulins à vent alignés le long de la côte s’agitent de toute la vitesse de leurs grands bras mouvants.<o:p></o:p>

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    Je venais de quitter le midi de la France, où après un été maussade et capricieux, avare de soleil, j’avais vu les premiers jours d’octobre froids et sombres. A Palma, je retrouvai la chaleur et le ciel éclatant des belles journées d’été.<o:p></o:p>

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    Quoique les Arabes aient occupé l’île de Majorque pendant plus de quatre cents ans, il reste peu de traces des constructions qu’ils ont dû élever aux Baléares.<o:p></o:p>

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    Je remarquai seulement le porche de l’église des Templiers et, dans un jardin particulier, une salle de bains d’une ravissante architecture, mais complètement dégradée. La forme de cette salle est carrée ; une coupole soutenue par douze colonnes la surmonte. Leurs archivoltes sont à cintre rentrant comme celles de presque tous les monuments arabes, et les chapiteaux n’offrent dans leurs ornements rien d’analogue à ceux de l’art grec, romain ou chrétien.<o:p></o:p>

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    Les anciennes demeures des chevaliers majorquins m’intéressaient beaucoup, et je me plaisais à les visiter en compagnie de Sellarès. Deux cours intérieures (patios) surtout m’ont paru extrêmement belles, ce sont celles des palais Olezza et Sollerich.<o:p></o:p>

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    M. J.B Laurens, qui fut longtemps associé aux travaux artistiques de M. Taylor sur les vieux monuments de France, a écrit ses impressions d’un voyage d’art à Majorque. Après avoir constaté combien les formes de la Renaissance se sont prolongées dans ce pays, il décrit, avec sa grande compétence, les maisons de Palma que j’ai visitées après lui. « Il suffit de pénétrer, dit-il, dans le vestibule des maisons des nobles et des bourgeois, si nombreuses dans la cité majorquine, pour reconnaître partout les traces d’un goût remarquable ».<o:p></o:p>


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