• Venus Erotica – Anaïs Nin – 1940 ( ?) - Extraits et Citations

    « Je passais l’été dans l’île de Majorque, à Deya, près du monastère où Georges Sand et Chopin avaient séjourné. Aux premières heures du jour, nous montions sur de petits ânes qui nous portaient sur le chemin escarpé jusqu’à la mer, au bas de la colline. Le trajet durait presque une heure, le long des sentiers de terre rouge, sur les rochers aux pierres souvent traîtresses, parmi les oliviers argentés, jusqu’aux villages de pêcheurs avec leurs petites maisons accrochées au flanc de la montagne.<o:p></o:p>

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    Chaque jour, je descendais jusqu’à une crique où la mer formait une petite baie à l’eau si transparente que l’on pouvait plonger tout au fond pour admirer les coraux et les extraordinaires plantes aquatiques.<o:p></o:p>

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    Les pêcheurs racontaient une étrange histoire sur le village. Les femmes de Majorque étaient inaccessibles, puritaines, et très pieuses. Elles ne se baignaient qu’en maillot à long jupon et bas noirs comme on en portait il y a des années. La plupart ne se baignaient pas du tout et laissaient ce passe-temps aux européennes sans pudeur qui passaient tout leur été sur l’île. Les pêcheurs condamnaient aussi les maillots de bain à la mode et le comportement indécent des européennes. Pour eux, les européens étaient des hommes qui ne songeaient qu’à se mettre nus et à s’allonger au soleil comme des païens. Ils désapprouvaient les bains de minuit, importés par les américains.<o:p></o:p>

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    Quelques années plus tôt, la fille de dix-huit ans d’un pêcheur du village se promenait au bord de l’eau, sautant de rocher en rocher, sa robe blanche collant à son corps.<o:p></o:p>

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